J'écoute : c'est là... Je regarde : "In Treatment" Je lis : mes ratures, euh non, tes ratures... Je joue : sur les nuances Je mange : mieux Je bois : du thé grand yunnan impériale ou alors de la vodka Martini Je cite : et engloutis Je pense : à ça Je rêve : plus, je ne fume plus, je suis accroché, à toi... (mis à jour lundi 17 mars 2008 à 17:38)
Il y a pas mal de mois de cela, pour un Autre que je n'ai pas reconnu à ce moment là (sacrée Atlantide...), j'écrivais cela, et ...
aujourd'hui encore ces mots là...
"La tête renversée, Sarkann regarde le plafond. A relire ce qu’il écrivait il y a quelques mois, il sourit presque. Non, il sourit. Ce n’est pas de la joie, mais une tendresse pour ces émois, ce tumulte, cette chamade comme il l’avait décrite. Certes cela n’était que des mots pour rien, adressé à un garçon qui n’en n’avait que faire, qui ne les avaient jamais lus, ces mots d’ailleurs. Pourtant des mots d’amour, de beaucoup d’amours. Ce soir il fait calme.
Il n’y a que le temps qui soigne et lisse les écorchures, efface sur la page et permet de voir ce qui reste : quelques mots, quelques peines, quelques joies, quelles qu’elles soient.
La vie, elle, s’en fout. Elle passe. Le temps. Météo d’une vie : bientôt des orages, quelques jours de soleil, et puis, si vite, la nuit. Et donc ?
Sourire, admettre que je souris encore, à nouveau, toujours.
L’épilepsie plus que la tétanie du cœur. Tout à coup il s’agite, il sursaute, à cause d’un regard, d’un baiser, d’une peau… Qui est ce démon blotti là au fond qui rue et halète pour une histoire imaginée ? Quel autre coté de moi, pense-t-il, est susceptible de s’agiter autant pour si peu, pour si tant…
Il est rare ce palpitement pourtant. Comment mesurer, établir les paramètres nécessaires à ce brouhaha du sentiment qui le bouleversait tant, qui a généré un tel bordel, un souk d’amours bègues où il s’était perdu durant de longues si longues semaines. Sarkann se sait toujours sensible à ce garçon. Il le porte encore. Une Atlantide au creux du poitrail, dans les brumes, ayant rejoint d’autres Atlantides perdues et pourtant.
Pas simple un cœur qui bat.
En est-on quitte à devoir choisir entre la Suisse et le Liban, quand on veut du sentiment ? Il en faut du temps pour mesurer. Arpenter. Prendre la mesure de ce qui est ressenti, et perdu. Et gagné. Il vogue loin de lui, à présent, ce garçon. Il a conservé son énigme, à peine effleurée, ne laissant ici que… Sarkann regarde le plafond. La tête renversée. Le cœur aussi, un peu. A peine. Il n’attend plus. Il sourit. Enfin… oui si, il sourit. Tant pis.
Ou pas.
Car il est d’autres garçons, de ceux qui prennent leur place sans chamade, sans grand bouleversement.
Y parviennent-ils ?
Les yeux au plafond, Sarkann s’interroge encore : Quel sera celui là ? A ce moment de ce début d’histoire, tout est encore possible. Il note juste le léger décalage, ce calme, cette lucidité qui l’étreint, ou plutôt qui change la couleur de son regard à défaut de celle de ses yeux.
Pas de chamade ? Pas d’emportement ? Pas de perte de contrôle ?
Y’aurait-il d’autres formes d’Atlantide ?
(De quoi suis-je fait sinon de ce que j’ai reçu ?)
Mais cet autre garçon, cette altérité nouvelle, que va-t-il en être ? Sarkann, condamné entre le souvenir et l’inquiétude ? Tenter de ne plus écrire l’histoire, de ne plus la préécrire avant que de la réécrire… ? Ne plus s’enivrer de l’autre mais alors comme être ivre d’amour encore ? Par ses actes, les siens, à cet autre ?
Aimé-je comme d’autres se masturbent, seul ?
Sarkann est perplexe, s’est-il une fois laissé aimé, laissé ravir son cœur, ou n’a-t-il fait que s’abandonner, c'est-à-dire décider encore ? S’est-il une fois seulement laissé prendre ?
Laissé faire ?
Sarkann ferme les yeux : pas de larmes. Pas de palpitement reconnaissable, rien d’identifiable… Alors quoi ? Sarkann ne pourra jouer à Roxane et murmurer « oui c’est bien de l’amour… »
Peut-on aimer sans tumulte ?
Peut-on aimer sans se noyer, sans se perdre ?
Sans se maudire ?
Quoi, on peut aimer sans hystérie ?
Et comment ?
Si on ne peut plus s’éblouir, s’exalter, s’emporter, quitter le réel, alors où est l’intérêt ? Découvrir l’Autre, ce serait ça : remplacer l’illusion et l’exaltation de soi par la tentative de rencontre de l’Autre… S’oublier pour voir qui est l’Autre ?
Et se sentir encore plus seul et plus étranger…
Renoncer à régner. Accepter la trouille et la déception. Laisser le Monde exister, car à jouer les solipsistes on finit par ne plus respirer…
Sarkann s’assoit sur le lit, jambes repliées, puis au bord du lit. Que va-t-il advenir désormais si je commence à reconnaître l’Autre…"
Ne fait-on que se répéter à jamais... faute de vocabulaire?
et toi?
comme cela par exemple, avec les mots, les gestes des autres,
et si parler de Dalida était plus vrai que de parler de moi
sa voix en place de ma voix...
On ne fait pas d'Hamlet sans casser des oeufs, et Pâques parfois est au balcon (bal con?) de Noël ce que le Pape est aux tisons(je m'égare en double fil, pardon) du Sahel
bref
Aviez vous remarqué que pirouette et cacahuète ne s'écrivent pas pareil...? articuler les choses, les mettre à leurs places
Dans les miroirs de nos rencontres, on valse parfois avec Narcisse, pensant que, espérant si, souhaitant toujours ... et oubliant que le reflet est toujours troublé...
Ne pas se perdre, aller se faire pendre (attention aux fautes de frappe) ailleurs ....... et pourtant... (renoncer à enchainer avec "le géant de papier")
la verité d'un être ne s'obtient
ni par violence
ni par le sens
il faut du temps
(obispo, quitte ce corps!)
c'est un cadeau qu'on ne peut reclamer
être vrai
Parfois, j'aime me taire
si ! si! (impératrice? face à son destin? )
je vous jure
entre chien et loup
on se sent doux
Advienne que pourra, la colère ne veut pas de moi
une fleur coupée jetée à vos pieds, Passant
ramassez la
ou pas